Définition : la volatilité mesure l'amplification de la variation d'un cours. Autrement dit, un titre financier dont la volatilité est élevée signifie que son cours varie fortement, voire de façon exagérée sur une période donnée. A l'inverse, un titre dont la volatilité est faible signifie que son cours varie peu et/ou de manière assez cohérente. La volatilité s'exprime en pourcentage.

Méthode de calcul (plusieurs méthodes existent) :

Volatilité d'un titre sur une période donnée = (Cours le + haut) - (Cours le + bas)
                                                                      Cours moyen

La période donnée peut être l'heure, le jour, la semaine, etc.
Exemple :
Supposons une action sur une séance :
Cours le + haut = 45.70
Cours le + bas = 40.15
Cours moyen = 42.925

Volatilité de l'action =    45.70 - 40.15 = 12,92 %
                                      42.925

Dans le sens où la volatilité mesure l'importance ou non de la variation d'un cours, elle mesure le risque du titre en question. Un titre très volatile est risqué : la possibilité que son cours s'effondre fortement et rapidement est en effet un risque. Cela dit, à l'inverse, un titre volatile peut également signifier que son cours peut grimper rapidement et fortement. Dans ce cas, l'espérance de rentabilité est plus importante.
C'est pourquoi les gérants et investisseurs à la recherche de rentabilité élevée vont se diriger vers des titres volatiles. Le risque est élevé, mais l'espérance de gain l'est également.

volatilit_

Les raisons de la volatilité.
Au cours de ces 20 dernières années, la volatilité sur les MF n'a cessé d'augmenter. Cela est due à plusieurs raisons que je vais, brièvement et en partie, développer ici :

- Accroissement des volumes : Il y a 25 ans lors d'une séance normale en France, il s'échangeait environ 2 milliard de francs. Aujourd'hui, on tourne autour de 4 milliard d'euros (environ 25 milliard de francs). La différence est colossale. Ce fort accroissement du volume fait décaler les mouvements des échanges : plus d'achats, plus de ventes.

Cela a fait naitre un terrain de plus en plus propice à la volatilité.

- Institutionnalisation des marchés financiers :
Les marchés financiers ont vu la naissance de véritables "monstres" financiers qu'il n'y avait pas il y a quelques années : Fonds d'investissements, fonds de pensions, compagnies d'assurances, etc. Ces énormes investisseurs injectent des volumes conséquents, ce qui a dynamisé peu à peu les échanges. Cela a fait naitre un risque plus important de volatilité.
Les intervenants sur les marchés sont moins nombreux qu'auparavant, mais ils sont surtout plus puissants. Les sommes investies et gérées par ces institutions sont extrêmement élevées. Avant la crise, les fonds de pensions américains Templeton Investment et Calpers géraient à eux deux pas loin de 10 000 milliard de dollar. Soit environ 5 fois le PIB de la France ...

- Incertitude et méfiance.
Aujourd'hui, c'est certainement la cause la plus probable quand il y a beaucoup de la volatilité. L'incertitude de l'évolution des marchés financiers fait naitre de la volatilité. Pourquoi ?
Car ces incertitudes poussent les investisseurs à réagir de manière peu cohérente et changeante. Un jour positifs, un autre pessimistes, les investisseurs sur-réagissent à la moindre information disponible. Les cours n'évoluent pas de manière stables, puisque les investisseurs doutent.
Ce cas a été à plusieurs reprises vécu pendant la crise des subprimes. Des séances de très fortes hausses précédaient d'autres séances de chutes considérables des cours. En période de crise surtout, l'avenir financier est peu connu. La volatilité est donc très présente.

Voila les raisons principales à la naissance de la volatilité. Il est important de prendre en compte le niveau de volatilité. D'une part, cette notion nous renseigne sur l'état des marchés financiers : une forte volatilité traduit un contexte de méfiance et une incertitude des investisseurs envers les marchés financiers.

D'autre part, dans le choix d'investissement d'un titre, il est primordiale de prendre en compte la volatilité du titre en question. Le type de risque souhaité est directement lié au niveau de volatilité. Ainsi, un investisseur préférant une faible rentabilité à un risque important, se dirigera vers un titre peu volatile.
Cela dit, la volatilité ne se prévoit pas toujours. A n'importe quel moment, une information peut venir brusquement faire varier le cours d'un titre habituellement peu volatile.