Petit rappel des faits
Septembre 2008, le groupe financier Belge DEXIA est au bord de la faillite. Les Etats belges, luxembourgeois et français viennent en aide à l'établissement en y injectant pas moins de 6,4 milliard d'euros.
Son patron de l'époque, Alex Miller, déclare publiquement qu'il s'engage à ne toucher aucune indemnité de départ. Il l'assure et ce geste, bien que normal, va dans le bon sens de la marche.


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Mardi 21 Avril 2009
, il y a donc 2 jours, on apprend que ce même Alex Miller a perçu une indemnité de départ de l'ordre de 850 000 euros. Ce geste démontre bien l'immense confiance que l'on peut accorder à certains. Et ce geste démontre également à quel point la question de la moralisation de la finance doit être une priorité.
Ma "colère" ne porte pas sur la somme en question : je ne suis pas contre la rémunération importante des grands patrons ou managers, tant leurs responsabilités sont énormes et tant la pression journalière qu'ils doivent supporter est colossale. D'ailleurs, très peu d'entres nous auraient les capacités mentales pour tenir à cette échelle.
Ma colère se dirige ici sur une question de morale, de confiance et de promesse non tenue, surtout dans un contexte comme celui là. Comment DEXIA peut attribuer des rémunérations de cet ordre, quand on sait que le groupe était au bord de gouffre il y a quelques mois, et quand on sait qu'il supprime actuellement 900 postes dans le monde (250 en France).

Il me semble qu'un encadrement strict des rémunérations de dirigeants devrait être mis en oeuvre au plus vite. Je ne souhaite pas forcément de limites aux rémunérations, mais que celles-ci soient accordées de manière non-excessive et surtout en phase avec la santé financière et sociale de la société.