C’est la parité de devises la plus médiatisée et la plus influente sur les marchés financiers. D’un côté, le vieux dollar, de l’autre, le jeune euro.

Cette parité, plus couramment nommée EUR/USD est aujourd’hui en plein cœur de l’actualité économique et boursière.

Que signifie une hausse/baisse de cette parité ?

Etant donné l’influence importante de cette parité, il est nécessaire de bien comprendre les causes et conséquences des variations de l’EUR/USD.

Hausse EUR/USD

Une hausse de l’EUR/USD signifie que les opérateurs achètent de l’euro pour vendre du dollar (n’oublions pas qu’une parité signifie l’achat et la vente simultané de deux devises).

Une hausse de cette parité implique donc une confiance dans la zone euro, ou a contrario une défiance envers les US. Le dollar est considéré sur les marchés comme une valeur sûre, non risquée, car c’est la première monnaie mondiale. Une hausse du EUR/USD signifie des ventes de dollar pour des achats d’euros, donc une prise de risque (dès lors que l’on vend un titre ou une monnaie dite peu risquée, on prend un risque). Si, par exemple, à un moment X, on annonce un PIB zone euro ressortant à 5% (rêver n’a jamais tué), contre un PIB US à 2.5%, la monnaie unique sera très certainement préférée au dollar, la parité EUR/USD augmentera.

Baisse EUR/USD

Au contraire, la baisse de la parité EUR/USD signifie une défiance envers la zone de la monnaie unique, et une confiance envers la monnaie des US. Ce scénario est celui que l’on a connu ces derniers jours, voire semaines, avec le cas de la Grèce. La situation budgétaire calamiteuse de ce pays, qui fait partie de la zone euro, a formé un gros nuage de crainte qui s’est abattu directement … sur l’euro, qui a été vendu en masse, contre du dollar.

On estime aujourd’hui que la réelle parité entre les deux monnaies se situerait au alentour de 1,18 dollar.

Evidemment, les exemples de scénarios donnés ici sont très simplistes, mais expliquent grosso modo les raisons pour lesquelles cette parité peut augmenter, ou diminuer.

Actuellement, l’euro a du faire face à de nombreuses « attaques », suite au cas périlleux de la Grèce. Depuis le début du mois, l’euro a cédé près de 2.6% par rapport au billet vert. Ce chiffre peut paraître faible, mais il est en réalité important. Sur les devises, les cambistes jouent sur les décimales. Ainsi, un taux de change qui passe de 1.3934 (cote au 1er février) à 1.3566 (22 février) constitue une variation très violente.

EUR / USD au plus haut : 15 juillet 2000, l’euro vaut 1,6038 USD

EUR / USD au plus bas : 26 octobre 2000, l’euro vaut 0,8252 USD