Sans réelle grande surprise, BNP Paribas a, de loin, devancer son concurrent français de toujours concernant les résultats de l’année 2009.

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Un résultat net en hausse de 93% à 5.8 milliards d’euros, un PNB en augmentation de 47% à 40 milliards d’euros… la banque rouge et noir a de quoi faire grise mine avec ses « petits » 609 millions d’euros de résultat net.

Quoi qu’il en soit, ces résultats témoignent de deux constats.

Le premier constat est qu’en finance, tout va très, très vite. Ces résultats faramineux concernent 2009, soit un peu plus d’un an après la faillite de Lehmann Brother. En un peu plus d’une année, la première banque française a rebondi de façon très nette. Nous sommes donc passé d’une période d’agonie du système bancaire, à une période faste et en expansion.

Le second constat et que finalement, les banques sont bel et bien les grandes gagnantes de la crise. Non seulement, elles ont été tirées d’affaire par leurs Etats respectifs, mais en plus, aucune limite, aucune restriction, aucune obligation, aucun changement ne leur a été affecté. En bref, les banques spéculent toujours autant ! Ce constat est d’autant plus clair que l’on a appris que les résultats de la banque dirigée par Baudouin Prod (et les autres d’ailleurs) étaient en grande partie tirés en avant par la CIB, qui profite bien sur du rebond des marchés.

Ne soyons pas hypocrites, ces résultats nous font quand même du bien et ils sont les bienvenus. Ils rassurent sur la solidité de notre plus grande banque. Nous avons des banques solides, réactives et rentables. Cela dit, faut-il vraiment ce réjouir de ces résultats ? En tout cas, les 4000 opérateurs de marchés de chez BNP, qui se partageront 500 millions d’euros, eux, s’en réjouissent. Cela dit, ce chiffre ne me choque en aucune façon et est loin des primes excessives que l’on a déjà pu observer (Goldman Sachs?). Avec une moyenne de 125 000 euros par tête (certes, cela est très loin de la réalité salariale française), pour un résultat net de presque 6 milliards d’euros, ces chiffres ne me paraissent pas abjectes.

Côté bourse, le jour de l’annonce du résultat, l’action BNP s’envolait à quasiment 4% (3.96%). L’action Société Générale elle, plombée par la déception des résultats, plongeait littéralement à plus de 7%.