La crise financière provenant de Dubaï a mis pendant quelques temps le feu aux marchés financiers.



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Le premier ministre grecque Georges Papandréou

Aujourd'hui, alors qu'un compromis a été trouvé pour laisser le temps a Dubaï de rembourser ses dettes, c'est au tour de la Grèce, membre de la zone euro, de remuer les marchés et la presse financière.

La Grèce, c'est le "G" de l'acronyme péjoratif "PIGS", qu'on donné les traders anglo-saxons en référence à ces 4 pays de la zone euro (Portugal - Irlande - Grèce - Spain) dont la situation économique est jugée instable.

La Grèce, c'est un pays dont le déficit public est établit à presque 13% du PIB.
La Grèce, c'est aussi le pays où la dette atteindra en 2010 120% du PIB.

Face à ces chiffres désastreux, la zone euro met la pression sur la Grèce pour qu'elle assainisse rapidement ses comptes et qu'elle lance un plan à la hauteur de la situation.

Selon Juncker, président de l'Eurogroupe, la Grèce n'est cela dit pas en situation de faillite.
Pas en faillite, ce n'est pas en surprise !
Ce que je me demande personnellement, c'est plutôt: "Que fait-on de la règle de la zone euro disant que les pays de cette même zone doivent avoir, entre autres, un déficit public inférieur à 3 % du PIB (13% pour la G.) et une dette n'excédant pas 60% du PIB (120% pour la G. !) ?

Sans tarder, et sans que ce soit une surprise, les principales agences de notation ont d'ores et déjà baissé la note d'emprunts émanant de la Grèce ou de ses principaux établissements d'émission.

Il faudra suivre, dans les semaines à venir, les mesures concrètes qui seront prises par le gouvernement Grecques pour mettre fin à cette situation qui représente un risque important et potentiel de faillite.
En tout cas, les révisions à la baisse des agences de notations n'ont pas surpris les marchés, qui se sont dans l'ensemble bien portés.
Le CAC termine aujourd'hui à son plut haut niveau pour cette année, à 3 898 points.


D.T