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Il existe 2 sortes d'instruments à la disposition de la politique monétaire :

Les instruments réglementaires : Légiférer l'activité des entreprises
Les instruments d'intervention : Intervention sur le marché

Seuls les instruments réglementaires seront exprimés sur cet article.

  • Le contrôle des changes

Cela n’existe plus en France. Mais encore dans certain pays. But : limiter les sortis de capitaux et faire face à des crises monétaires
Principe : Ce sont des investisseurs qui détiennent les capitaux qui vont servir au financement de l’économie d’un pays. Ces investisseurs vont chercher les marchés les plus rentables, donc où le taux d’intérêt est le plus élevé. Supposons L’ Europe et des taux d’intérêt hauts, les investisseurs viennent donc investir ici. Pour cela ils vont échanger leur monnaie en euro, l’euro sera donc fortement demandé. La monnaie va donc prendre de la valeur. Au contraire, si les capitaux s’en vont, la monnaie va se déprécier.
Le contrôle des changes réglementé va permettre au pays de rester autonome, puisque par cette limitation des sorties de capitaux, elle sera libre de mener sa politique des taux comme elle le souhaite et donc des conditions de financement de l’économie, elle ne sera pas influencer par les capitaux entrants ou sortants.

Cependant cette méthode n’est pas très libérale, elle est antagoniste au mouvement de liberté financière, c’est pourquoi elle a disparu de certain pays.


  • L'encadrement du crédit

Cet encadrement est fixé pour les banques commerciales, avec des normes de progression du crédit (Quotas). But : Eviter que le crédit soit trop abondant, donc éviter l’inflation, puisque le crédit est une création de monnaie (pouvoir d’achat). Et une hausse de la masse monétaire entraine une dépréciation de la monnaie, et donc l’inflation.
Dans les années 1980, le financement des entreprises se faisait à 90% via les emprunts bancaires. Donc l’encadrement des crédits qui existait en France (on limitait la possibilité d'offre de crédit des banques)ne les pénalisaient pas vraiment. Puis dans les années 90, le financement des entreprises via les banques est passé à 50%, les autres 50% se faisaient via les marchés financiers.

On a du donc arrêter les quotas pour nos banques, puisque si les entreprises n’obtenaient pas de crédit, elles allaient sur le marché. Les banques se sont donc adaptées.
Il serait donc injuste aujourd’hui de remettre cet encadrement qu’aux banques, puisque la source de financement via les marchés financiers est aussi disponible. Cela n’empêcherait donc pas l’abondance des crédits et l’inflation.


  • Réserves obligatoires

Dans le bilan des banques commerciales, il y a un compte courant ouvert à la banque centrale. C’est via ce compte que les banques centrales approvisionnent les banques commerciales. Ce compte peut s’appeler aussi compte de réserve.
La banque centrale peut obliger les banques d’avoir sur ce compte un certain volume de leurs ressources. Ce taux est d’aujourd’hui de 2% de leurs ressources. Plus ce taux est élevé, moins les banques peuvent accorder de crédit. Dans le but d’éviter la dépréciation monétaire, donc l’inflation. Mesure très autoritaire, puisque c’est la première source de création monétaire. De plus cet argent bloqué ne rapporte rien à la banque. Si les banques ne respecte pas ce taux, elles sont des amandes.

Ce compte sert donc à

E.P